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NUMÉRO 20
: MAI/JUIN 2009
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§6. THÉÂTRE
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SALOME
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Mise en scène: Olivier Bruaux |
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Avec : Gwendoline Hénot, Andréa Casabella, Romain Jouffroy, Kévin Dagneaux, Sandrine Liochon, Alain Bernard, Xavier Fahy, Cédric Fundi, François Dali, Adrien Di Carlo. Costumes: Catherine Lainard et Bédite Poupon-Joyeux |
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1er juin à 20H45 – 3 juin à 19H00
– 5 juin à 22H30 – 6 juin à 14H30 – 7 juin à 12H30 – 13 juin à 12H30 – 16
juin à 19H00 - 17 et 18 juin à 17H00 – 26 juin à 19H00 – 1er
juillet à 19H00 – 4 et 5 juillet à 19H00 – 9 juillet à 19H00 – 12 juillet à
12H30 - 15, 19 et 23 juillet à 19H00 - |
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Théâtre du Nord-Ouest, 13, Rue du
Faubourg-Montmartre, 75009 Paris.
Tel : 01 47 70 32 75 - Fax : 01 43 38 52 66 |
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Spectacles récents
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UNE FABLE SANS IMPORTANCE
de Charles Delcroix
(librement inspiré
des écrits d’Oscar Wilde)
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Trois jeunes valenciennois se sont replongés dans Wilde (en
particulier dans ses essais) pour monter ce spectacle qui se présente comme
un monologue entrecoupé de chants. L’auteur, Charles Delcroix, et la metteuse
en scène, Clémence Weill, expliquent que « Wilde est à la fois le sujet,
le créateur fictif et le prétexte à un récit d'aventures invraisemblables, où
raison et réalisme se perdent en chemin. » La curiosité est qu’il s’agit d’un solo à
deux voix, avec Nikola Carton dans le rôle de Wilde et Charles Delcroix qui
l’accompagne au piano. |
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Mise en scène : Clémence Weill Avec : Nikola Carton Piano : Charles Delcroix |
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« Choisir
sur quelle pièce travailler, pour un metteur en scène, c’est souvent
respecter un cahier des charges et tirer partie de nombreuses contraintes. Et
parfois, il s’agit juste de saisir un hasard, une évidence et d’écouter son
instinct. C’est ainsi qu’Oscar Wilde a surgi il y a un an dans la vie de la
compagnie, au détour d’un tas de livres négligemment éparpillés. |
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La
pointe de l’iceberg, ce qui attire l’œil et attise l’esprit, ce sont bien sûr
ses aphorismes, si souvent repris, et ses portraits, reproduits à l’infini.
Mais d’instinct, nous avons su qu’il nous allait falloir creuser: reprendre
la lecture des contes qui avaient bercé notre enfance, du roman qui avait
questionné notre adolescence, des pièces de théâtre virtuoses à la langue
charpentée (particulièrement jouissive lorsqu’on a la chance de pouvoir les
lire dans leur anglais originel)… Puis, en toute logique, se plonger dans les
essais, et dans les comptes-rendus du procès. Les fictions de Wilde se
picorent aisément, comme de délicieux petits mets. Mais pour comprendre les
fondements, il faut se confronter à la globalité du personnage: l’homme, son
histoire et son époque. Sortir Wilde du décorum et de l’image qu’on s’en fait
(et qu’il a en partie lui-même créée!) est, comme le dit Martin Page, un travail d’archéologue ! |
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Emblème
et paria de la société victorienne, par quel miracle reste-t-il si
intemporel ? Pourquoi est-il, un siècle plus tard, un aussi bon
révélateur de notre propre époque? Son destin continue de nous bouleverser et
ses positions d’ébranler notre vision du monde. Peut-être même n’a-t-il
d’ailleurs jamais été autant d’actualité! Avoir 25 ans en 2009, c’est grandir
dans une société où l’Image est omniprésente, où les moyens de communication
démultiplient chaque parole et chaque geste, où le culte de la personnalité
est une religion à part entière, où l’individu se veut médiatisé avant
d’avoir une raison de l’être, où l’image que l’on donne de soi devient un
produit marketing… Dorian Gray s’injecterait du Botox et Lady Windermere mettrait
sur Youtube les vidéos de ses soirées “jet-set”!... Alors, que ferait Wilde
aujourd’hui? Quelle place se ferait-il dans notre monde moderne? Pourrait-il
rencontrer le destin qui fût le sien? |
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Voilà
les questions qui nous ont donné envie de monter un spectacle sur Oscar Wilde. Non pas monter une de
ses pièces (en tout cas, pas pour l’instant… mais qui sait?!), mais de se
servir de lui comme narrateur, comme moteur, comme pré-texte. |
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A
cette volonté, nous avons ajouté ce qu’on pourrait appeler une intrigue « à la Wilde » (empruntée
au Crime de Lord Arthur Savile) en nous centrant sur un thème cher à
l’auteur: le libre-arbitre. Et voilà née l’histoire de notre Fable sans Importance: un jeune homme
désabusé et sans passion laisse s’écouler les jours et passer sa jeunesse
jusqu’au jour où une voyante lui révèle la prophétie qui va irrémédiablement
transformer son existence. |
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« Joséphine leva lentement les yeux vers moi et dit,
avec ce genre de voix qui indique une indiscutable vérité: “oh mais si, tu
t’appelles Oscar. Tu t’appelles Oscar Wilde. Tu es sa deuxième réincarnation.
Et tu vivras comme Wilde lui-même: je vois une vie riche de passion, de
création, de découvertes insoupçonnées [...] je vois un long manteau de
fourrure, une lettre interminable et les barreaux d’une cellule de prison
[...], une fin crasseuse et solitaire... » |
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Les
dés sont jetés. Le jeune homme va-t-il tenter de fuir la prophétie, de
s’échapper, de modifier ce destin si parfaitement tracé, ou va-t-il laisser
l’âme du défunt génie pénétrer son corps tout entier? |
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Parvenir
à « devenir soi-même », cela a-t-il un sens ? Et si oui, à quel
prix ? » |
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Clémence Weill
(metteur en scène) |
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le 17
avril 2009, Au Phénix – Scène nationale de Valenciennes |
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LE
GÉANT ÉGOÏSTE
Conte
musical de Sergio Monterisi (création française)
Sur le texte d’Oscar Wilde
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Avec : Igor Binello,
récitant.
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Orchestre
Philharmonique de Nice, Direction :
Sergio Monterisi
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« Ce conte d’Oscar Wilde
m’a toujours fasciné, affirme le compositeur, Sergio Monterisi, parce qu’il
explique, à travers une histoire, que chacun d’entre nous progresse,
s’enrichit et devient meilleur grâce à l’attention et à l’amour des
autres. » Il existe deux
versions de l’œuvre, une pour deux chanteurs, chœur d’enfants et orchestre de
chambre, l’autre où le conteur raconte l’histoire et où les instruments
jouent les mélodies destinées aux chanteurs. |
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Mardi 14 avril 2009 à 10h et à
15h (séances scolaires) ; Mercredi 15 avril 2009 à 15h (tout public) ; Jeudi 16 et
vendredi 17 avril à 10h et à 15 (séances scolaires). Opéra de Nice,4 et 6 Rue
Saint-François-de-Paule 06300 Nice |
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DE
PROFUNDIS
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Mise en scène :
Grégoire Couette
Avec : Jean-Paul
Audrain
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Musique : Alain
Jamot, Lumières : Vincent Lemoine,Costumes ; Louisette Pierret |
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Du 31 mars au 2 mai
2009 |
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Théâtre des
Déchargeurs
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J’ai découvert ce texte d’Oscar Wilde, tout
à fait par hasard (si toutefois le hasard existe), dans un appartement que je
louais en Avignon pour préparer le festival 1996. C’était une période
particulièrement compliquée de ma vie et ce texte est entré en forte
résonance avec mon histoire. |
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Au delà de son génie, Wilde a parlé de toute
l’humanité de ce qu’il a souffert, et là, on peut se retrouver dans le grand
homme. … Tout le monde ne fera pas de prison, tout le monde ne sera pas
homosexuel, tout le monde ne vivra pas sa déchéance, par contre tout le monde
a vécu une trahison, tout le monde a vécu la perte de l’amour. Quand on
a vraiment tout perdu, comment alors peut-on se reconstruire, ne pas rester
dans la haine et garder une ouverture à l’autre ... |
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Le De Profundis apporte des réponses et
c’est, je crois que c’est l’un des plus beaux textes, du XIX et du XXe
siècle, voire l’un des textes fondamentaux de l’Humanité. Il a pour moi
la grandeur et la force de Shakespeare, ou de La Première épître aux Corinthiens,
de St Paul. C’est à la fois une lettre sur l’amour, sur la tolérance,
sur comment on retrouve sa grandeur, sa dignité, sur « Qu’est ce qu’est
l’homme au delà de toutes ses souffrances? ». |
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Et à travers cette expérience malheureuse de
l’emprisonnement d’Oscar Wilde cela nous renvoie à beaucoup de choses sur
notre société, sur la notion de morale, la notion vulgaire du culte du succès
qui n’a pas beaucoup changé à travers les âges. |
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Afin de ne pas enfermer
le message intemporel de ce texte, et surtout
afin de ne pas tomber dans un misérabilisme
facile et déplacé, j’ai refusé tout parti pris réaliste (table, chaise,
châlit de planches ou toute autre représentation de l’univers carcéral), pour
choisir la sobriété, la métonymie, l’évocation, via un espace allégorique et
fragile symbolisant à la fois la cellule de Wilde et son univers intérieur. |
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En cohérence avec ce parti pris, la mise en
scène devient une épure et s’enrichit de
tableaux évoquant les iconographies du Christ en majesté, de Saint
Sébastien et les autoportraits d’Egon Schiele, qui se déclineront tout au
long du spectacle, comme un contrepoint visuel des leitmotivs textuels (Le
vice suprême, le Marquis de Sade et les références au pilori). |
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Le choix de montrer Wilde comme victime
sacrificielle proche des figures christiques est justifiée par son fort
intérêt pour le catholicisme découvert en prison. Je dois dire que l’image un
peu provocatrice où je montre Wilde en figure crucifiée dont les larrons seraient
Gilles de Rais et le divin Marquis, m’a beaucoup amusé. |
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Quant à l’image des mains et des pieds
croisés, la tête légèrement penchée, c’est une référence au tableau de
Sodomas sur San Sebastien. Le
pseudonyme qu’il choisira comprendra d’ailleurs le prénom de Sébastien en
référence justement à Saint Sébastien et aux flèches qui se trouvaient sur
le costume des prisonniers. |
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En synthèse, la mise en scène est construite
comme l’écriture de Wilde, en jeux de boucles et de miroirs, afin de laisser
au personnage tout l’espace pour évoquer les infinies modulations de la
souffrance, de l’amour, et toutes les subtilités de la pensée du grand homme.
Par ces biais nous cherchons à toucher chaque spectateur intimement dans son
humanité et offrir une autre vision du génial dandy. |
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Grégoire Couette (metteur en
scène) |
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Critique Théâtrale
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DE PROFUNDIS
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Adapté
et mis en scène par Grégoire Couette-Jourdain. |
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Par
Lou Ferreira |
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La résignation feinte de cet Oscar Wilde en
prison, élégamment interprété par Jean-Paul Audrain, envahissait la scène du
théâtre des Déchargeurs. Et le respect était dans la salle…Grégoire
Couette-Jourdain a comprit les colères et les incompréhensions de Wilde face
aux silences de Lord Alfred Douglas, l’amant faustien. Il les a faites surgir
lorsque le texte de Wilde les exigeait et il les a nuancées lorsque la
finesse des émotions et du texte de Wilde l’imposait. |
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La douleur était là. Les pauses nécessaires pour installer le désarroi de Wilde étaient situées dans les souvenirs contés avec précision et force par Audrain. Alors, on écoutait Oscar l’esthète, et on vivait un peu les plaies de Wilde avec un détachement intellectuel aussi nécessaire. Jean-Paul Audrain s’adresse à « Bosie » pour le Beau, pour les regrets, et au final, il finit par rendre hommage à l’Amour au milieu des murs sombres et de quelques planches de bois en guise de tabouret ou d’échelle. Le fait est, qu’il n’y a décidément rien de confortable pour l’auteur de « Dorian Gray » ; mais Jean-Paul Audrain est précis, tout en grâce. Il est convaincant parce qu’il joue dans la tourmente des cris de Wilde, sans pathos gênant. Il tient son texte au bout de lui-même et
des espoirs d’Oscar Wilde surtout. |
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Le silence de cette salle indique combien ce comédien respectueux des mots du paon irlandais, sert au final, encore la théâtralisation d’un moment-clé de l’histoire de la littérature anglaise : parce qu’emprisonné pour « indécents acts », Wilde est encore debout. Il ne s’embarrasse décidément pas de la
morale puritaine pour clamer son amour pour un homme et encore moins pour
l’amour de son prochain. Ce n’est pas de la mièvrerie biblique que nous sert
Wilde, c’est une belle leçon d’humanisme et de philosophie au milieu du Mal. |
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Le comédien nous semble toujours en place, à
la bonne place. Avec son « drap rouge » endolori symbolisant aussi
le poids d’une « faute » que Wilde endosse par moments, pour la
partager avec son amant et la société. C’est étouffant. Et lorsque le
comédien Audrain se libère de cette tache de sang, le drap rouge tombe et il
peut, avec davantage de nuances psychologiques, évoquer ce pour quoi Wilde
était fait : la Beauté des choses et des êtres avec une exigence
esthétique sans faille. |
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Il y a ainsi une harmonie dans tout ce dénuement scénique et cette tristesse que Jean-paul Audrain va porter avec une voix adaptée aux suppliques du poète. Ses modulations vocales vont alors fonder en nous la conviction qu’il est resté en phase avec un texte difficile et si varié dans ses revendications. Ce n’était pas facile pourtant. |
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Ce De
Profundis, nous convainc décidément que Wilde n’est pas perdu et nous
savons qu’il annonce la beauté éthique et poétique de La Ballade de la geôle
de Reading.
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Lou Ferreira |
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retour à la table de
matières |
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