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Le mercredi
24 avril 1895, débouté de son action contre le marquis de Queensberry, Oscar
Wilde allait subir une humiliation supplémentaire : la mise aux enchères
publique des biens contenus dans sa maison du 16, Tite Street, la résidence
familiale.
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Cette vente
aux enchères, confiée à Maître Bullock, se composait de 246 lots, parmi
lesquels des peintures, des manuscrits, des meubles, le bureau de travail de Carlyle, des
chaises Chippendale, des tapis persans, des vases de Chine, et jusqu’aux
jouets des enfants Cyril et Vyvyan. 2000 livres furent également dispersés (
de ou sur Shakespeare, Milton, Walton, Congreve, Chatterton, Keats, Shelley,
Byron, Tennyson, Rossetti, Morris, Swinburne, Thomas Hardy, Matthew Arnold,
Ruskin, des romans variés, de la littérature française incluant les œuvres de
Dumas, Le Sage et Zola, de la littérature américaine, en particulier Edgar
Poe, des ouvrages sur le théâtre, les costumes, la peinture, la philosophie,
l’histoire et même les sciences (Darwin).
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Oscar Wilde
écrira dans De Profundis en s’adressant à Bosie : Il t’était absolument égal que tous mes
charmants objets fussent vendus : mes dessins de Burnes-Jones et de
Whistler, mon Monticelli, mon Siméon Solomon, mes porcelaines, ma
bibliothèque avec sa collection de volumes envoyés en hommage par presque
tous les poètes de mon temps, de Hugo à Whitman, de Swinburne à Mallarmé, de
Morris à Verlaine, avec ses éditions admirablement reliées des œuvres de mon
père et ma mère, ses merveilleuses rangées de prix d’école et de collège, ses
éditions de luxe et le reste. Tu te bornas à dire que c’était très fâcheux.
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Il
existe seulement quatre affiches comme celle représentée ici. L’une d’elles a
été mise en vente chez Sotheby’s, le 29 Octobre 2004, pour célébrer le 150e
anniversaire de la naissance d’Oscar Wilde. Elle
était estimée entre 30,000 et 40,000€. Les trois autres se
trouvent à La British Library (collection de Lady Eccles), à la Clark Library
(Californie) et dans une collection privée.
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