rue des beaux-arts

 

NUMÉRO 12 : JANVIER/FEVRIER 2007

 

§14.  enfants de la toile

 

Un site intéressant consacré à Salomé : lesvoilesdesalome.hautetfort.com/voiles/

 

On y trouve, en particulier, une lettre de Wilde adressée au Times :

 

SIR, - My attention has been drawn to a review of Salomé which was published in your columns last week [February 23, 1893]. The opinions of English critics on a French work of mine have, of course, little if any, interest for me. I write simply to ask you to correct a misstatement that appears in the review in question.

 

The fact that the greatest tragic actress of any stage now living saw in my play such beauty that she was anxious to produce it, to take herself the part of the heroine, to lend to the entire poem the glamour of her personality, and to my prose the music of her flutelike voice – this was naturally, and always will be, a source of pride and pleasure to me, and I look forward with delight to seeing Mme. Bernhardt present my play in Paris, that vivid centre of art, where religious dramas are often performed. But my play was in no sense of the words written for this great actress. I have never written a play for any actor or actress, not shall I ever do so. Such work is for the artisan in literature – not for the artist. – I remain, Sir, your obedient servant,

OSCAR WILDE.  (The Times, March 2, 1893)

 

Monsieur, - Mon attention a été attirée par une critique de Salomé, publiée dans vos colonnes la semaine dernière (23 février 1893). L’opinion des critiques anglais sur mon œuvre en français m’importe peu, voire aucunement. J’écris simplement pour vous demander de corriger une inexactitude qui apparaît dans la critique en question.

 

Que la plus grande actrice vivante ait vu tant de beauté dans ma pièce qu’elle ait été impatiente de la monter, d’y jouer le rôle de l’héroïne, de prêter au poème tout entier sa personnalité glamour, et à ma prose la musique de sa voix semblable au chant de flûte – fut  - et reste – naturellement, une source de fierté et de plaisir pour moi, et j’attends avec délices de voir Mme Bernhardt jouer ma pièce à Paris, ce centre vivace de l’art, où des drames religieux sont souvent montés. Mais ma pièce ne fut en aucun cas écrite pour la grande actrice. Je n’ai jamais écrit une pièce pour un acteur ou une actrice, quels qu’ils soient, et je ne le ferai jamais. C’est là l’œuvre d’un artisan de la littérature – non pas celle d’un artiste. – Je demeure, monsieur, votre dévoué serviteur.

Oscar Wilde (The Times, 2 mars 1873)

(traduction : Danielle Guérin)

 

 

Une adresse où vous pourrez trouver sous la plume de Julie de La Patellière une analyse intéressante de l’exposition Huysmans/Moreau, qui se déroule au musée Gustave Moreau jusqu’au 14 janvier :

 

EXPOSITION « FEERIQUES VISIONS AU MUSEE GUSTAVE MOREAU »

 

Cauchemars bizarres


http://www.evene.fr/arts/actualite/feeriques-visions-gustave-moreau-huysmans-1038.php

 

 

…et pour une critique de cette exposition de Joni Spigler (en anglais) :

 

 

Sur le site YouTube, vous pouvez retrouver un court film des Monty Pythons parodiant une rencontre entre le Prince de Galles, Oscar Wilde, James Whistler et George-Bernard Shaw : cliquez l’image.

 

 

 

retour à la table de matières | retour à notre ‘home page’  | retour à la page centrale carn-l