rue des beaux-arts

 

NUMÉRO 13 : MARS/AVRIL 2008

 

§14.  enfants de la toile

 

Nous vous signalons le site du centre de recherche KOLB-PROUST (Université de l’Illinois – Bibliothèque Urbana-Champaign) http://www.library.uiuc.edu/kolbp/homef.html

Vous y trouverez une intéressante chronologie consacrée à Wilde

 

 

Un site est consacré au poète Maurice Rollinat, recommandé à Wilde par Sarah Bernhardt et que l’auteur irlandais avait rencontré chez le peintre italien Giuseppe de Nittis.

www.lettres-et-arts.net/maurice_rollinat/239

 

Poète étrange et macabre, familier du Chat Noir, il se fit connaître par son recueil « Les Névroses », publié en février 1883.  L’année précédente, Albert Wolff, qui l’avait vu se produire au Chat Noir avec un grand succès, avait tracé son portrait dans un article du Figaro :

« Un homme, jeune encore, était au piano ; sur le clavier, couraient ses mains fiévreuses ; une abondante chevelure noire encadrait un visage inspiré, d'une belle expression [...]. C'était Rollinat qui chantait, en s'accompagnant, un dialogue de Baudelaire, mis en musique par lui. La voix est vibrante et chaude, sans être belle, une de ces voix d'artistes qui ne savent pas chanter selon le Conservatoire, mais qui viennent de l'âme et vont au cœur. Sur le visage du chanteur, on lisait le poème autant que dans les paroles : tantôt le regard inspiré se voilait sous des tendresses infinies, tantôt les yeux flamboyants prenaient une expression sauvage et d'une singulière puissance dramatique. Certainement, cet être étrange était un artiste de la tête aux pieds, un de ces artistes primesautiers sur qui l'inspiration étend sa baguette magique et lui dit : Tu Marcellus eris ! Tu seras quelqu'un”[1]

 

Wilde avait diné avec lui et lui avait adressé une lettre vantant les mérites de son poème “La vache au taureau”.

Je viens à ce moment (trois heures du matin) de relire « La Vache au Taureau ». C’est un chef d’œuvre. Il y a là-dedans un vrai souffle de la Nature […] c’est l’hymne le plus magnifique que la Vénus des Champs a jamais reçu, car c’est le plus simple. » [2]

 

Maurice Rollinat, 1846-1903

Maurice Rollinat – 1846 - 1903

 

Ce site offre une bonne occasion de redécouvrir un poète aujourd’hui presque oublié.

 

 

Nous vous recommandons vivement le très beau site que Lou Ferreira consacre à Wilde : http://www.oscarwilde-lys.com 

Différents thèmes y sont déclinés :

La poésie/Les contes

 

Le Beau/L’esthétique

 

La Philosophie

La Littérature

 

Le Théâtre

 

L’Amour

La Justice

 

Le cinéma et la musique

 

 

Ces rubriques sont complétées par une bibliographie et un forum.

LOU ATTEND VOTRE VISITE, chers amis wildiens. Vous ne le regretterez pas.

 



[1] Albert Wolff, Le Figaro, jeudi 9 novembre 1882. Cité par Régis Miannay dans l'appendice critique des Névroses, Minard, « Lettres Modernes », 1972, p. 404

 

2 Merlin Holland et Rupert Hart-Davis, The Complete Letters of Oscar Wilde, Lettre à Maurice Rollinat, Hôtel Voltaire, avril 1883.

 

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