Ami intime de Charles Baudelaire, l’Alençonnais
Auguste Poulet-Malassis a imprimé presque toute la poésie
d’avant-garde entre 1850 et 1875, soit la plupart des textes de l’école parnassienne
dont les fleurons sont Baudelaire, Leconte de Lisle, Champfleury, Gautier,
Banville... En juin 1857, il ose publier les précieux poèmes des Fleurs du Mal.
Cela lui vaut un procès retentissant. Ni la prison, ni les amendes, ni même un
exil en Belgique n’altéreront l’audace et la modernité de l’éditeur.
Sa rencontre
avec Charles Baudelaire, au sein de la bohème parisienne qu’ils fréquentent tous
deux, scelle le début d’une indéfectible et tumultueuse amitié. C’est à Alençon, en juin 1857, qu’Auguste
mettra sous les presses de l’imprimerie Poulet-Malassis et De Broise les
précieux poèmes des Fleurs du Mal, livre qu’il diffusera ensuite dans sa
luxueuse librairie parisienne. On connaît la suite : attaque du Figaro,
scandale. Objet d’un procès retentissant, l'ouvrage sera mutilé et vaudra de
lourdes amendes à l’éditeur. Un siècle et demi plus tard, on compte plusieurs
centaines d’éditions, modestes ou somptueuses, du texte de Baudelaire. La
postérité en a reconnu l’excellence.
L’histoire de
ces deux hommes à un moment clé de leur vie est évoquée à travers quelques deux
cents documents, objets ou œuvres d’art souvent inédits et toujours précieux,
mis en scène dans le prestigieux décor de l’Eglise des Jésuites.
Cette
exposition originale présente des livres, lettres autographes, des documents
graphiques rares ou inédits venant des collections publiques ou privées.
CHARLES
BAUDELAIRE
Les Fleurs du Mal
Charles
Baudelaire, première édition des Fleurs
du Mal
-
C’est le
du 23 juin au
Tous les jours de
Eglise des Jésuites, rue du Collège – Alençon
Les nuits de Toulouse-Lautrec
La mairie de Dinan
organise une exposition autour d’
Henri de
Toulouse-Lautrec, qui s’intéresse à une période
s’étendant du milieu
des années 1880 jusqu’à la mort
du peintre en 1901.
C’est à cette époque
que l’artiste s’attache à la représentation
de l’univers nocturne
du Montmartre de la Belle Époque.
Ses sujets de
prédilection sont alors les divertissements de Montmartre : les bars, les
cafés-concerts, les théâtres et les cirques, mais aussi les maisons closes,
qu’il fréquente assidûment.
Le parti-pris de
l’exposition est de faire connaître l’œuvre graphique de l’artiste :
dessins, lithographies, partitions illustrées, albums et affiches, soit près de
200 œuvres sur papier.
L’exposition s’attache
à révéler le génie d’un artiste passionné par des genres considérés peu nobles.
Elle met aussi l’accent sur l’histoire sociale et culturelle d’une époque.
Mairie de Dinan – 21, rue du Marchix –
Du 7 juillet au 13 septembre 2007
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