NUMÉRO 16 : Septembre/Octobre 2008

 

§6.  ThéÂtre

 

 

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY

Spectacle Musical

Adaptation et mise en scène : Bernard Novet

                        

La Compagnie des Deux Masques

Avec :

Denis Frenkel  - Isabelle Caillat - François Aymeric - Vincent Held et Jean-Claude Bossel - Christine Mantke-Goumaz

 

ainsi que toute la troupe de la compagnie Des Deux masques

 

Décors : Béatrice Lipp

Musique : Jean-Claude Bossel

Danse : Christine Mantke-Goumaz

Chorégraphie effets de foule : Ursula Perakis Roehrich

Costumes : Caroline Zanetti

Avec Le Portrait de Dorian Gray, c’est un conte sur la séduction et le pouvoir, un chef d’œuvre de la littérature fantastique victorienne qui devient un grand spectacle alliant théâtre, musique, chant et danse.

 

Café-théâtre Barnabé de Servion (Suisse)

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du vendredi 5 au samedi 20 septembre 2008

 

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Mercredi 3 septembre : "Dorian Gray et la chute d'Oscar Wilde"

20h30 - Fondation de l'Estrée, Ropraz

 

Conférence de Merlin Holland qui évoquera le roman de son grand-père et les circonstances dans lesquelles l'ouvrage fut utilisé comme pièce à charge dans le procès d'Oscar Wilde. 

 

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Jeudi 4 septembre : "Le procès d'Oscar Wilde"

Unil  - Université de Lausanne - Faculté de droit et des sciences criminelles

 

A l’occasion des 300 ans de l’enseignement du droit à Lausanne, Monsieur Merlin Holland et Maître Eric Stauffacher présentent, au cœur même de la grande salle d’audience du Palais de Justice de Montbenon, une lecture dramatique du premier procès de Wilde, qui le vit faire face à l’avocat de la couronne Edward Carson.

 

Mercredi 10 septembre – projection du film d’Albert Lewin « Le portrait de Dorian Gray », présenté par Patrick Brion

20h00 - Cinémathèque Suisse, Lausanne  - Salle Paderewski

 

Auteur, journaliste, homme de télévision et de cinéma, Patrick Brion, qui présentera le film, a notamment publié une biographie d'Albert Lewin, le réalisateur de l'excellente version de 1945 du ‘Portrait’.

Créateur puis programmateur du ‘Ciné-club’ et du ‘Cinéma de minuit’ sur France 3, il est également l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le cinéma.

*

 

LA CRITIQUE DE VALERIE FELHBAUM

 

Wilde en Suisse

 

Dialogue dans le Miroir

 

- Quoi ? Wilde en Suisse ? Oscar Wilde ?

- Tu en connais d’autres ? Bien sûr, c’est Oscar Wilde, joué par la compagnie Des Deux Masques au Théâtre Barnabé à    Servion.

- Servion ? Où il y a le zoo ?

- Oui !

- Non, mais je rêve ! Au fin-fond du canton de Vaud, en Suisse ?

- Oui – et cela vaut vraiment le détour.

- C’est quoi alors ?

- Le Portrait de Dorian Gray.

- Non, mais c’est un roman et non pas une pièce de théâtre. Tu t’es trompé.

- Non, je te dis que c’est une adaptation dramatique du livre, faite par Bernard Novet, le directeur. Tu sais très bien que, déjà, au dix-neuvième siècle en Angleterre, les romans étaient très souvent adaptés pour le théâtre, et pour la plupart sans l’autorisation de l’auteur.

- Oui, mais pourquoi ne s’est-il pas lancé dans la représentation d’une pièce de Wilde ? Elles sont si formidables, et l’humour et l’esprit de Wilde n’ont pas pris une ride en plus de cent ans.

- Ce n’est pas la première fois que Bernard Novet porte Wilde sur les planches. Il y a trois ans déjà,  il avait monté une version de L’Eventail de Lady Windemere intitulée L’Eventail de Lady De Winter. Malheureusement, je n’étais pas au courant, et même cette fois-ci c’est à la dernière minute que j’ai entendu parler du spectacle. Car il s’agit bien d’un spectacle, avec de la musique, de la danse, des chansons, des tableaux vivants, tout y est.

- Ah bon ?

- Oui, Bernard Novet s’est aussi inspiré de la magnifique version filmique d’Albert Lewin sortie en 1945. Il fait même un clin d’œil à ce directeur qui aimait tant l’expressionisme allemand en introduisant la pièce avec un petit prologue montrant les comédiens en train de répéter une scène avec en arrière plan un swastika. Je dois avouer que, de prime abord,  la signification m’en a échappé, et je me suis même demandé dans quoi je m’étais lancée. Heureusement, j’ai été aussitôt rassurée quand la pièce a vraiment commencé, en français….

- En français ? Ah, mais la langue de Wilde est si poétique, si riche, si intraduisible…

- Alors là, c’est toi qui te trompes. Non seulement Bernard Novet  a su  tirer un maximum de plusieurs traductions du texte lui-même, mais il a également réussi, avec ses comédiens, des décors, et surtout la musique, à traduire l’ambiance fin de siècle avec ses extrêmes de luxe et de bas-fonds. Les scènes de foules, qui agissent comme une sorte de chœur grec, et les jeux d’ombre et de lumière sont tout simplement éblouissants, du très grand spectacle.

- Et les rôles individuels ? Dorian ? Lord Henry ? etc.

- Que dire ? Pour ma part, comme dans le film de Lewin, où c’est George Sanders qui vole la vedette à Dorian, j’ai trouvé que François Aymeric (Lord Henry) et Vincent Held (Basil) dominaient l’affiche avec un jeu parfait. Denis Frenkel en Dorian - quel rôle difficile ! - éveillait de nombreuses émotions contradictoires, provoquant parfois même l’agacement, mais il campait aussi un vrai héros dans le sens aristotélicien du terme, faisant frémir le public pour lui, quand il prononça son pacte faustien de tout sacrifier pour rester jeune. Le côté tragique de l’histoire était fort bien évoqué….

- Te voila encore toute émue!

- Eh oui, et je retournerais revoir la pièce si je pouvais, mais malheureusement, ils ne jouent plus que du 18 au 20 septembre, seulement les jeudi, vendredi et samedi

- C’est vraiment dommage.

- Tu l’as dit. Mais voila, je t’offre mon programme – c’est tellement détaillé cela te donnerait envie de tout faire pour que Bernard Novet et cette adaptation puissent se produire ailleurs.  Je me réjouis de la revoir….

 

 

ACTUELLEMENT

L’IMPORTANCE D’ÊTRE CONSTANT

Mise en scène : Astrid Hauschild

Avec : Kévine Amadio, Clémence Carayol, Claire Chauchat, Jean-Hugues Courtassol, Astrid Hauschild, Matthieu Hornuss, Nathalie Moreau, Boris Ravaine, Alban Ritz.

Théâtre du Lucernaire

53, rue Notre Dame des Champs
75006 Paris

Du 3 septembre 2008 au 25 octobre 2008.
Du mardi au samedi à 18h30.
Le dimanche à 17h.

 

More Lives Than One : Oscar Wilde and the Black Douglas

Le Théâtre de la Faisanderie de Chantilly vous offre une excellente occasion d’améliorer votre anglais. Le dernier spectacle de la saison, au Potager des princes, sera interprété dans la langue de Shakespeare. « More Lives Than One : Oscar Wilde and the Black Douglas » est une création de la Dear Conjunction Theatre Company retraçant la vie du célèbre écrivain et dandy irlandais.  One-man-show avec Leslie Clack.

Samedi 27 à 19 heures et dimanche 28 septembre à 17 heures, 15 à 20 €, réservations au 03.44.57.39.66.

Le Prince Heureux

La structure du célèbre conte d’Oscar Wilde a été respectée. Dans cette adaptation, sont mis en valeur l’actualité des misères sociales qui font pleurer le Prince et la difficulté de les résoudre par un acte individuel, aussi héroïque soit-il.

Reste la prise de conscience et la valeur sublime du geste de ces tendres personnages. Comme Oscar Wilde l’a voulu, l’histoire reste un pamphlet féerique

Adaptation de Hugo Herrera

Mise en scène Hugo Herrera

Avec Barbara Coulon et Florian Neuveglise

3 septembre au 5 novembre 2008

Dimanche, Mercredi, Samedi à 15H30 | Dimanche, Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 10H30

 

Deux Rêves
5, passage de Thionville,   75019  Paris

 

Un mari Idéal

Mise en scène de Sylvain-Alexandre Lacas

Avec Pascal Parent, Annie Gravel, Amélie Hubert, Simon Mercier, Marie-Soleil Roy, Aurore Gendron et Richard Fortin.

Théâtre de l’Aube

L’Aube des saisons

167, rue Saint-Paul (centre-ville)

Joliette (Québec) J6E 5G2

Téléphone : (450) 752-5222

www.aubedessaisons.com

info@aubedessaisons.com

 

 

 

Du 23 octobre au 8 novembre 2008 à 20 h

 

Sarah et le cri de la Langouste

De John Murrell

Adaptation de Georges Wilson

Mise en scène Pierre Castello

Avec Rosette Jaubert et Claude-Michel Maurice

Prise au piège de l'usure du temps Sarah Bernhardt tente de terminer ses mémoires et revit avec son secrétaire Georges Pitou, quelques épisodes de sa vie. Elle arrive à cet âge où il lui faut combler le temps vide, interminable, qui la sépare de la mort qu'elle attend dans un désespoir impatient, impétueux et rageur. La présence de Georges, conservateur du patrimoine de ses émotions, ait revivre l'actrice et exister la femme. Leur duo est un pas de deux drôle, pathétique, tendre et bouleversant.

Vendredi 24, samedi 25 à 21 h et dimanche 26 Octobre à 15H00

Théâtre Françis Gag  - 4, rue Saint Joseph - 06300 Nice

Tél : 04 92 00 78 50
Fax : 04 92 00 78 55

 

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