rue des beaux arts

 

Numéro 6 : Décembre 2006 / Janvier 2007

 

§6.  ThéÂtre

 

 

Zone de Texte:

Un Mari Idéal d’Oscar Wilde                                                                                                                                                                                                                                                                            

Adaptation, Pascale Bouillon

Mise en scène : Pascale Bouillon assistée de Caroline Massé

Avec : Tigrane Aoust, Pascale Bouillon, Michel Falicon, Pascal Guignard

Olivier Guilbert, Dina Kremsdorf, Garance Li, Caroline Massé, Christophe

Pécoul, Patrick Rouzaud.

Du 21 au 25 novembre 2006

THEATRE DE LA JONQUIÈRE – 88, rue de la Jonquière – 75017 – Paris

Métro Guy Môquet ou Porte de Clichy

Une jeune troupe sans grande expérience, dont le jeu, faible au premier acte, laisse craindre le pire, mais qui s’affirme par la suite et réussit à rendre le spectacle agréable. Les hommes (en particulier les deux comédiens interprétant Robert Chiltern – ici rebaptisé William – et Lord Goring) tirent mieux leur épingle du jeu que les femmes qui, pour la plupart, s’obstinent à murmurer leur texte, nous privant ainsi de la moitié du plaisir. Nous avons assisté à la première représentation et le spectacle avait sans doute besoin d’être rôdé et de trouver son rythme.

 

Salomé d’Oscar Wilde                                                                                                       

Mise en scène : Charles Di Meglio

Moulage et sculpture en plâtre dOdile Le Berre.

Costumes de Patrick Cavalié.

Par la compagnie Oghma

Avec Mathieu Huot  (Hérode Antipas), Patrice Riera  (Iokanaan), Céline Clergé (Hérodias), Antoine Bibiloni (Narraboth), Aurélien Saget  (Un Cappadocien), Didier Laval (premier soldat),  Laurène Cheilan (Salomé), Mathieu Barbet (le page d’Hérodias), Jean-Antoine Marciel (Le deuxième soldat), Alexandre Maublanc (un esclave), Abel Llavall Ubach (Tigellin),  Stanislas Briche, Pierre Derégnaucourt, Selami Varlik (les Juifs, Nazaréens, Sadducéens et Pharisiens).

du 28 novembre au 17 décembre 2006.
tous les jours à 21h sauf le dimanche à 15h 30. Relâche le lundi.

Théâtre Les Enfants Terribles
157 rue Pelleport, Paris 20e (M° Télégraphe).

Réservations au 01 46 36 19 66

 

Crédit photo : Antoine Martin                     Charles Di Meglio (photo : Antoine Martin)

 

Le décor est assez sommaire, d’une part parce que le budget est limité pour favoriser la qualité des costumes, et d’autre part parce que la pièce en elle-même ne nécessite pas spécialement de décors, même si Wilde demande des splendeurs de carton-pâte irréalisables... Nous avons fait le pari d’avoir un plateau nu, en boîte noire : la terrasse du palais, et, en fond de scène, un banquet séparé du reste par une grande tenture jaune au travers de laquelle on peut distinguer des formes, des silhouettes. Les costumes, eux, sont dignes de la cour du roi Hérode ! Cela dit, pour les quinze personnes, nous - le costumier Patrick Cavalié et moi - avons plus essayé de créer avec les costumes une certaine atmosphère qui selon moi se dégage de la pièce, qu’évoquer l’époque d’Hérode. C’est un mélange de costumes fastueux à la Sarah Bernhardt, d’orientalisme, de bijoux fabuleux (et véritables !), mais aussi avec des éléments de la Renaissance et des objets tribaux, païens. Nous voulions qu’ils soient chargés de quelque chose de mystique, de mystérieux, d’une sacralité archaïque, mais qu’ils puissent aussi transmettre au moins une part de la puissance érotique de chacun des acteurs, acteurs qui sont par ailleurs constamment présents sur scène, même quand le public entre dans la salle, un peu comme si l’on entrait pendant une cérémonie religieuse ; un peu comme si la pièce avait déjà commencé avant l’arrivée du public.

                                                                                                                                                                                              

Interview de Charles di  Meglio par Antoine Martin, webzine Discordance

Avis critique

Par Danielle Guérin

(avec l’aimable participation d’Emmanuel Vernadakis)

 

Salomé, d’Oscar WILDE

Par la Compagnie OGHMA

Mise en scène Charles Di Meglio

Avec : Mathieu Huot (Hérode Antipas, tétrarque de Judée), Patrice Riera (Iokanaan, le prophète), Antoine Bibiloni (Narraboth, le jeune syrien), Aurélien Saget (un Cappadocien), Didier Laval (premier soldat), Jean-Antoine Marciel (deuxième soldat), Mathieu Barbet (le page d’Hérodias), Karl von Besten, Stanislas Briche, Pierre Derégnaucourt (les Juifs, Nazaréens, Sadducéens et Pharisiens), Alexandre Mau                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              blanc (un esclave), Céline Clergé (Hérodias, femme du Tétrarque), Laurène Cheilan (Salomé)

Théatre des Enfants Terribles -

 

Dans sa majeure partie, le grand public ne connaît Salomé qu’à travers l’opéra de Richard Strauss, l’œuvre de Wilde se trouvant pour ainsi dire oblitérée en même temps que sublimée par la musique. La pièce écrite par Wilde en français, au moment où il séjournait à Paris en 1891, et revue par Louÿs, Retté, Schwob et Merrill (dont il ne garda finalement qu’un petit nombre de corrections) n’est souvent jouée dans sa version originale que par de jeunes troupes et dans de petits théâtres. C’est ici le cas avec la compagnie Oghma, dirigée par Charles Di Meglio, qui nous offre au Théâtre des Enfants Terribles une version fidèle et intégrale de la pièce Wildienne. La moyenne d’âge des acteurs ne doit guère dépasser 25 ans, et c’est donc une représentation très fraîche, presque candide, qui nous est présentée ici. D’aucuns pourraient faire la fine bouche devant cette spontanéité juvénile qui enlève un peu de cruauté à la noirceur décadente de l’intrigue, à sa violence sous-jacente. N’oublions  pas cependant que, dans la pièce de Wilde, Salomé est en effet une toute jeune fille, une vierge à l’hérédité lourde, que la passion amoureuse conduit au meurtre et à sa propre mort. Pâle et belle comme « une petite fleur blanche », Laurène Cheilan incarne cette Salomé qui s’identifie à la lune sans cesse évoquée dans une incantation récurrente et magique.

Regardez la lune. La lune a l’air très étrange. On dirait une femme qui sort d’un tombeau. Elle ressemble à une femme morte. On dirait qu’elle cherche des morts […] Elle a l’air très étrange. Elle ressemble à une petite princesse qui porte un voile jaune, et a des pieds d’argent. Elle ressemble à une princesse qui a des pieds comme des petites colombes blanches… On dirait qu’elle danse ».

Et en effet, petite princesse au voile jaune, Salomé va danser. Telle une flamme aux pieds d’almée, elle dansera devant les yeux d’Hérodias (Céline Clergé), une mère Ubu effrayante et grotesque qui allège l’atmosphère sombre de la pièce pour mieux en préparer la chute tragique. Elle dansera surtout sous le regard concupiscent du roi Hérode, son beau-père « incestueux ». Danse sauvage, rituelle, incantatoire, cérémonie barbare, conjurant le mauvais sort ou au contraire appelant la malédiction, qui se transforme soudain en une chorégraphie ondoyante, lascive et voluptueuse qui jette Salomé à terre, aux pieds du roi énamouré, comme un oiseau blessé abattu en plein vol. Blonde et pâle, Laurène Cheilan brûle et glace à la fois dans sa fragilité inflexible. Quand elle entreprend de séduire Iokanaan (Patrice Riera), qu’elle le frôle et l’envoûte, on le sent révulsé, bien sûr, mais aussi attiré à son corps-défendant par la lancinante litanie d’amour et de désir.

Iokanaan, je suis amoureuse de ton corps. Ton corps est blanc comme le lys d’un pré que le faucheur n’a jamais fauché […] les roses du jardin de la reine d’Arabie ne sont pas aussi blanches que ton corps […] Tes cheveux ressemblent à des grappes de raisins […] Ta bouche est comme une bande d’écarlate sur une tour d’ivoire.

Hantée par la musique du Cantique des Cantiques, la déclaration de Salomé est hypnotique, fascinante et dangereuse. Imperceptiblement, Iohanaan oscille vers cette magnifique jeune fille vêtue d’une robe pourpre à la Rubens, qui lui offre sa passion indécente, impossible. C’est justement parce qu’il est pur et inaccessible, comme elle-même, qu’elle le désire si fort, elle, qui rejette les avances des hommes et des rois, elle qu’aucun homme n’a jamais souillée Il suffirait d’un infime moment d’humaine faiblesse pour que leurs lèvres se touchent. Mais il faut que la prophétie s’accomplisse et Iokanaan, le prisonnier de la citerne, le saint, l’annonciateur sacré de la venue du Messie ne peut que la maudire en la repoussant violemment:  

 

Soyez maudite, fille d’une mère incestueuse, soyez maudite.

Eh bien, elle dansera donc, la petite princesse dédaignée, insultée,  puisque le roi Hérode a promis de lui donner tout ce qu’elle désirerait, et que la tête de Iokanaan sera son prix. Mathieu Huot confère au tétrarque de Judée une personnalité originale et complètement décalée. Couronné de guirlandes de roses comme un personnage des toiles d’Archimboldo, le visage fardé de blanc, les yeux cerclés de rouge, enveloppé dans un manteau  aux  larges manches violettes dont il se drape comme d’une protection dérisoire, il semble porté par une folie douce qui le rend inquiétant et pathétique. Jamais il n’éructe, ni ne s’emporte, tâchant de se gagner les bonnes grâces de Salomé d’une voix pateline, parfois presque tendre et suppliante. Pantin gémissant, velléitaire, Martin Huot infuse à son personnage une certaine dose de cocasserie grotesque, qui n’en met que plus en valeur l’aspect sombrement tragique. Dépassé par les évènements, Hérode est le jouet d’une fatalité à laquelle il ne peut échapper, et qui réussirait par éclairs à devenir presque touchant si on ne connaissait son passé de tyran sanguinaire. Quand cette sentence terrible, à peine murmurée, s’échappe de ses lèvres à la fin de pièce : « Tuez cette femme », ce n’est pas dans sa bouche une condamnation soufflée par la haine ou la vengeance, c’est le soupir désabusé d’un homme égaré qui ne sait plus où il en est, d’un homme lassé, qui se résigne et  baisse les bras devant un destin trop inexorable pour lui. Parce qu’il est arrivé à un point de non retour et qu’il  a entendu un battement d’ailes gigantesque envahir son palais. Parce qu’il a glissé dans le sang, et que tout lui échappe. Parce que la peur habite désormais chez lui avec la mort, sa fidèle compagne.

Entouré par une troupe sympathique, avec un décor minimal mais cependant évocateur, Charles di Meglio nous offre pour sa première mise-en-scène professionnelle, un spectacle coloré, d’inspiration orientale, esthétiquement beau et plein d’élan,  qui mérite nos encouragements pour un avenir que nous lui souhaitons particulièrement fertile.

 

Danielle Guérin

 

 

 

 

L’Eventail de Lady Windermere

D’Oscar Wilde

Après le succès remporté au Théâtre 14, L’Eventail de Lady Windermere, mis en scène par Sébastien Azzopardi, avec Geneviève Casile dans le rôle de Mrs Erlynnne, sera repris dès le 16 janvier au Théâtre des Bouffes Parisiens.

 

                                                            

 

Zone de Texte:  The Importance Of Being Earnest d’Oscar Wilde

Adaptation Andrew Loudon et Emma Reeves

mise en scène : Lucile O’Flanagan

Assistants au metteur-en-scène : Karina Rinaldi et Tiphaine Lievois

Décor : Andrea Bujdoso

Son : Jacques Cassard

Video : Chris Mack

avec : Ginnie Watson (Gwendolen), Elisabeth Ingham (Cecily), Sophie Nahmias (Lady Bracknell), Michael Rickwood (John (Jack) Worthing), Barnaby Apps (Algernon)

Théâtre en anglais, sans surtitrage.

Du 30 janvier au 10 février 2007

Théâtre Sylvia Montfort – 106, rue Brancion75015 Paris

Et

Les 13 et 14 Novembre à Lille (Théâtre Sébastopol), le 20 novembre à Nevers (Le Petit Théâtre – Maison de la Culture) – le 21 novembre à Orléans (Espace Florian) – le 22 novembre à Blois (Centre Quinière) – le 23 novembre à Bourges (Théâtre Jacques Cœur), le 24 novembre à Belley (L’intégral), les 27 et 28 novembre 2006 à Lyon (Salle Rameau), le 29 novembre à Dijon (Théâtre de la Fontaine d’Ouche), le 1er décembre à Clermont-Ferrand (L’Opéra), les 4, 5 et 6 décembre à Toulouse (L’altigone), le 7 décembre à Perpignan (Théâtre Municipal), le 11 décembre à Pau (Théâtre Saint-Louis), le 12 décembre à Orthez (Théâtre Francis Plante), le 14 décembre à Béziers (Théâtre des Franciscains), le 18 décembre à Grenoble (Théâtre le Prisme), le 20 décembre à Valence (Théâtre Le Rhône), le 21 décembre à Marseille (théâtre Giptis), le 8 janvier à Mulhouse (Théâtre de la Sinne), le 9 janvier à Saverne (Espace Rohan), le 10 janvier à Stasbourg (Centre Culturel de Neudorf), le 11 janvier à Selestat (les Tanzmatten), le 12 janvier à Nancy (Centre culturel), le 15 janvier à Chauny (Le Forum), le 16 janvier à Saint-Germain-en-Laye (Théâtre Alexandre Dumas), le 18 janvier à Langres (Théâtre Municipal), le 22 janvier à Bordeaux (théâtre Le Pergola), le 26 janvier à Périgueux (Théâtre le Palace).

 

« Dans cette pièce le défi est de faire ressentir au public Français le même étonnement que celui ressenti par le public de Wilde lors de la sortie de la pièce. Une comédie légère en surface qui cache une moquerie subtile et amusée des valeurs bourgeoises qui ont soutenu la société anglaise de la fin du XIXe siècle. Ces valeurs et préjugés existent-t-ils toujours aujourd’hui ? D’une certaine façon, je crois que oui. Le statut social, la course après l’argent et le besoin de trouver un partenaire en accord avec sa culture sont des thèmes toujours d’actualité pour notre jeunesse même s’ils sont traités de façon moins contemporaine dans la merveilleuse comédie de mœurs d’Oscar Wilde […] J’ai donné à Andrea (Scénographe) comme point de départ, une lampe Tiffany ainsi que mes pensées personnelles sur Oscar lui-même. C’était un homme coloré, au génie flamboyant, qui a fait sensation avec ses écharpes, chapeaux et cannes. Longtemps avant qu’il ne soit diffamé pour sa sexualité, il était célèbre pour son style. Il parlait de lui-même comme d’une œuvre d’art. Pour apporter au décor une 'bouffée’ d’Oscar Wilde nous avons décidé d’utiliser des motifs surdimensionnés et de stimuler l’audience avec des sons, des couleurs et même des odeurs !

Nous n’avons pas pris de liberté avec le texte, mais nous avons réduit la pièce à une version de 90 minutes. Ce travail a été effectué par notre fantastique équipe d’écrivains britanniques : Andrew Loudon et Emma Reeves dont les adaptations théâtrales connaissent un grand succès au Royaume-Uni. De plus j’ai décidé de changer le sexe d’un des personnages : Lane le serviteur d’Algernon est maintenant une femme – ce qui lui confère un rôle comique supplémentaire. Emma (écrivain) et moi-même pensons qu’Oscar aurait approuvé. Le travestissement est un des thèmes de notre version, nous utilisons Barnaby Apps (qui joue Algernon) pour le rôle de Miss Prism et Ginnie Watson (qui joue le rôle de la belle Gwendolen) pour celui du révérend Chasuble. L’amour secret qui existe entre le vieux révérend Chasuble, curé de campagne, et la sévère gouvernante Miss Prism (la troisième histoire d’amour de la pièce) sera alors mis en valeur de façon pantomimique, Oscar aurait adoré. »

Lucille O'Flanagan (metteur en scène) Mai 2006

       
    

Photos : Philippe Guérillot

 

 

Le Fantôme de Canterville, d’Oscar Wilde

De et avec Véronique Daudelin, Jean-François Hamel,

Olivier Normand et Klervi Thienpont

Le Théâtre des 4 coins

D’ici au 26 mai 2007, la troupe transportera sa pièce «Le Fantôme de Canterville» dans les différentes salles du Québec et de l’Ontario, ce qui lui permettra d’offrir plus de 75 représentations, une véritable consécration pour une compagnie pour laquelle il s’agit d’une toute première création. La première partie de la tournée conduira les comédiens dans 21 villes différentes où ils donneront plus de 40 représentations en six semaines, un record en théâtre jeune public pour ce secteur de la province. Dans le deuxième volet de l’aventure, qui débutera à la mi-février pour se terminer à la fin du mois de mai, le Théâtre des 4 Coins visitera une trentaine de villes du Québec et de l’Ontario.

1er décembre : Baie-Comeau
5-6 décembre : Matane
7-8 décembre : Lévis
9 et 11 décembre : Montmagny
12 décembre : Lévis

                                                                                                                                                                     

The Importance Of Being Earnest d’Oscar Wilde                                                                                        Zone de Texte:

 

Mise en scène : Alain Bariou et Hélène Blasco

Présenté par le groupe de théâtre de la section britannique du Lycée Grand Air de la Baule.

Avec Chloe Bradbury, Lucie Charles, Alix Nenert , Lisa Martinez, Clement Bollecker, William Blasco ,Olivier Blasco, Pierre Bariou, Richard Sheard

Version anglaise

Les vendredi 1er et samedi 2 décembre 2006

Maison des jeunes et de la culture- Place des Salines – 44500 La Baule                                                                                                                                                                                                                 

Sarah, de John Murrell

Adaptation Française d’Eric-Emmanuel Schmitt                                                                      Zone de Texte:

Mise en scène et décor : Xavier Marduel

Costumes : Denis Charlemagne

Régie : Mylène Vantal

Avec Marie-Françoise Savary (Sarah Bernhardt) et Jean-Yves Lenoir (Georges Pitou)

Les 13, 19, 20, 27 janvier 2007

2 et 3 février 2007

Théâtre Le Valet de Cœur – 8, rue Antoine d’Auvergne – Clermont-Ferrand

Cette pièce a été donnée au Festival de Belle-Ile-en-Mer – Villa Lysiane Bernhardt – du 13 au 17 août 2006

Jean-Yves Lenoir et Marie-Françoise Savary
   
Georges Pitou et Sarah Bernhardt

 

 

Délivrez Proust                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Zone de Texte:

D’après  Marcel Proust

De Philippe Honoré

Mise en scène Philippe Person

Avec Anne Priol et Pascal Thoreau

Lumières : Alexandre Dujardin – Décor Vincent Blot – Bande son : Guy Senaux

Déclinaison loufoque et sentimentale autour de Marcel Proust.

« Pourquoi vouloir toujours séparer le drôle et le sérieux, le rire et l’émotion ? Délivrez Proust nous entraîne dans un tourbillon ludique et bouleversant. Pascal Thoreau, dandy fragile et persifleur, Anne Priol, mondaine et sensible, distillent les bons mots, rendant familier et intense l’univers de Marcel Proust, au-delà de son œuvre. »

du 14 novembre 2006 au 14 janvier 2007

Théâtre du Lucernaire - 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris - Renseignements : 01.45.44.57.34

 

 

Et, jusqu’au 28 janvier 2007

L’Importance d’être Constant

avec Loránt Deutsch, Fréderic Diefenthal, Macha Merill, Gwendoline Hamon, Julie Baup, Yves Gasc, Claire Magnin, Patrick Delage.

Théâtre Antoine - Paris

 

   

Photos © Gilles Bureau

 

 

Post-Stage

 

Le Centre Culturel Robert Desnos de Ris-Orangis a donné une représentation de Salomé par la Compagnie Seraph, le 15 Octobre dernier.  Avec Anne-Dominique Boulle (Hérode) – Benoîte Vandesmet (Herodias) – Olivia Luciani (Salomé) – Laeticia Luciani, Anne-Laure Luciani Hiroko – Yuko Masuki Moka, Sayori Okada, (les succubes), Joël Delsaut (Iokanaan)

Zone de Texte:

Lou Ferreira a assisté à ce spectacle et nous en fait la critique :

 

« Salomé est belle. Indéniablement. Son port de tête, son regard noir volontaire et sa voix assoient définitivement le personnage. Elle s’adresse à Yokaanan avec autorité et pourtant elle conserve toute sa puissance sensuelle que le spectateur va croire et admirer. Le choix de Salomé est une réussite, la comédienne devient sous nos yeux la jeune femme cruelle et capricieuse que Wilde se plaisait à imaginer sous les traits de Sarah Bernhardt et on ne s’ennuie jamais quand elle supplie le prophète de lui donner sa bouche.

 

Le décor est minimaliste mais sept voiles de différentes couleurs ingénieusement entrecroisés nous laissent rêveurs ; Salomé sera envoûtante lorsqu’elle dansera.

Elle l’a été. Sa gestuelle n’était pas saccadée, le rythme était soutenu et la musique orientale nous invitait tous à suivre sa démarche féline et rejoindre quelques instants les danseuses japonaises aussi fines et dénudées que Salomé. Mais justement, les succubes nés de l’imagination du metteur en scène, représentés par ces sept jolies jeunes femmes n’en demeuraient pas moins irritants avec leurs gémissements inconvenants. Elles ont envahi la scène durant tout le spectacle en créant chez le spectateur une saturation émotionnelle, celle qui empiétait sur le plaisir de voir Salomé danser.

 

Et puis Hérode… Ses plaintes gutturales et interminables ont fini par être grotesques et son masque mortuaire dont la signification exacte nous échappe encore, nous empêchait de saisir toute l’importance de son discours. Pauvre Hérodias qui elle, s’est contentée d’un murmure, celui qui suppliait Hérodias de ne pas approcher sa fille. Cette femme maquillée outrageusement n’a jamais trouvé sa place durant tout le spectacle et le vide est devenu tout aussi encombrant.

 

 

Mais surtout, comment concevoir ce drame biblique en quarante cinq minutes ? Montre en main c’est le temps qu’aura duré ce spectacle insignifiant et nécessairement insuffisant. On est alors soulagés de rentrer chez soi pour se rappeler la beauté du texte de Wilde. »  

 

Lou Ferreira

 

 

 

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