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NUMÉRO 17 : NOVEMBRE/DECEMBRE 2008 |
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§6. ThéÂtre |
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SALOME |
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Mise
en scène : Safiya Cotonnec Regard
chorégraphique : Véronique Favarel |
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Avec : Safiya
Cotonnec, Annaïg Le Roy et
la voix de Steeve Brudey (Le prophète) Musique : Gaël Loison Lumières : Pauline Blouch Décor : Michel Fagon Scénographie : Nadège Renard Production
: Compagnie Têtdici Têtdailleurs Co-production
: L'Archipel |
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Le spectacle a été accueilli en
Résidence de création à la MPT d'Ergué Gabéric (14 novembre) l'Avel Vor à
Plougastel-Daoulas (6 novembre) et l'Archipel à Fouesnant (21 et 22
novembre). Le spectacle est soutenu
par la Maison du Théâtre à Brest dans le cadre de sa mission de soutien à la
Jeune création 2008. |
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DE PROFUNDIS |
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Lecture
de la lettre d’Oscar Wilde à Lord Alfred Douglas par Marie-Hélène Ruiz |
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THE HAPPY
PRINCE |
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Théâtre en anglais Adapted and devised by Anne and Andrew Wilson |
10 décembre à 14H00 ;
11 décembre à 10H00 et 14H00, 12 et 13 décembre à 14H00
et 20H30 Parc
de l’Hôtel de Ville – Palaiseau Réservation
01
46 56 20 50 |
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L’IMPORTANCE D’ÊTRE CONSTANT Mise
en scène Lucie Jauvin Théâtre
de l’Ile 1, rue
Wellington, Gatineau (secteur de Hull) - CANADA DU 5 NOVEMBRE AU 13 DÉCEMBRE 2008 |
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« Je trouve les personnages de
cette pièce irrésistibles : on n’a jamais vu tant de candeur dans la vanité,
tant de sérieux dans la superficialité… Et curieusement, les mensonges, les
fantasmes et les apparences se révèlent ici, au bout du compte, plus vrais
que la réalité. Voici une excellente occasion de découvrir ou de redécouvrir
l’esprit, l’ironie et l’impertinence qui ont fait la renommée d’Oscar Wilde.
» – Lucie Jauvin |
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THE
PICTURE OF DORIAN GRAY |
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Spectacle en anglais par l’American Drama Group |
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21 novembre 2009 à 19H30 |
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Rue du Théâtre 4 1800
VEVEY SUISSE |
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ARTHUR RIMBAUD ET L’ETOILE NOIRE
de
Michel Guyader, Laurence Le Gouic |
Ce
spectacle, conté et chanté (15 chansons originales), donne à voir avec des
mots simples la vie du poète : depuis les hardiesses impétueuses de sa toute
jeune adolescence, jusqu'à Paris, Londres, jusqu'à l'errance forcenée, l'exil
dans les climats perdus. Jusqu'à ce qu'il perde la lumière... Théâtre de
Ménilmontant 5, 6, 7 et 8 novembre à
20H30 – dimanche 9 novembre à 16H30 |
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UBU ROI |
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D’Alfred Jarry. Adaptation et mise en scène Frédéric Herion |
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Une production Rives d’Art |
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Théâtre du
Centre culturel , Grand-Place , 5060 Auvelais (Belgique) |
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Du 12 au 14 décembre 2008 |
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CRITIQUE L’IMPORTANCE
D’ÊTRE CONSTANT au Théâtre du Lucernaire 1)
Par Matthieu Langlois 2)
Par Danielle Guérin |
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Le soir du seize octobre,
les amis d’Oscar Wilde se sont donnés rendez-vous au Théâtre Lucernaire de
Paris afin de célébrer l’anniversaire de sa naissance. Au programme de cette
rencontre : L’Importance d’être constant, le chef-d’œuvre comique
du grand auteur irlandais. |
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Avant d’évoquer le
spectacle lui-même, parlons un peu du Théâtre Lucernaire, l’esprit d’un lieu
rejaillissant toujours sur l’art que l’on y joue. Point de déception ici en
tout cas, l’endroit apparaît des plus
charmants et des plus originaux. Loin de n’être consacré qu’aux seules Thalie
et Melpomène, ce centre national d’art et d’essai, installé dans le cadre
d’une vieille usine réhabilitée, propose aussi un bouquiniste et un cinéma.
C’est au premier étage de ce lieu bourdonnant de vie, qu’une salle de
spectacle confortable vous accueille. Elle est petite, sonore, sans rideau ni
limite d’aucune sorte entre le spectateur et la scène. Tout semble donc, en
ce théâtre, présager la plus heureuse
soirée ! |
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La représentation commence…
Est-il besoin maintenant de parler de l’intrigue de l’Importance d’être
constant ? Chaque amateur de Wilde connaît ces tirades piquantes qui
provoquent l’enjouement du public plutôt que son rire, ces traits d’esprit
qui n’ont point d’égaux, peut-être, dans toute la littérature dramatique.
Non, sans doute ; disons simplement que le texte a été adapté et
raccourci afin de le rendre plus moderne et plus immédiatement accessible à
un large public. Pourquoi pas, nous ne sommes pas, pour notre part, de ces
adeptes forcenés de la sacralisation de l’œuvre. Ces modifications ne desservent pas le style de Wilde et
cette version de L’Importance d’être constant s’accorde à merveille
avec la jeunesse enthousiaste des acteurs qui l’interprètent. |
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Car, les membres de la
compagnie versaillaise l’Air de rien qui nous offrent cette joyeuse
comédie sont fort jeunes, en effet. C’est là sans doute un avantage pour
jouer le chef d’œuvre de Wilde, cette pièce éternellement neuve qui exige
verve et spontanéité plutôt que recherche et lourdeur. Astrid Hauschild qui
incarne le rôle de Cecily Cardew est également la metteur en scène. Elle a su
imprimer à sa vision de l’œuvre toute la vivacité d’un caractère enjoué et de
bon aloi. Jean-Hugue Courtassol, Boris Ravaine et Claire Chauchat sont de
jeunes amants tout à fait délicieux. Le reste de la distribution est
remarquable. Une mention particulière s’impose pour Miss Prism, personnage dont
Clémence Carayol a su trouver toute la
délicatesse à la fois romanesque et comique. |
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Les décors, quant à eux,
sont simples mais évocateurs. Pas de pédanterie ici. Au premier acte, l’on a
pu voir un salon moderne où trônent le canapé d’Algernon et un étonnant
portrait de style pop art. Au deuxième acte, le jardin du manoir de Woolton
présente une table d’étude pour la jeune Cecily et deux portiques en carton
dédiés aux entrées et au sorties des acteurs. Entre ces parties de l’oeuvre,
la lumière s’éteint et les acteurs eux-mêmes changent les décors dans une
demi obscurité. |
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Enfin, des morceaux de
musique classique viennent ponctuer ça et là le spectacle (Mendelssohn,
Mozart, etc…), et répondent merveilleusement bien aux émotions à l’œuvre sur
la scène. A côté de ces pièces très connues, se place également de la musique
d’aujourd’hui. Pour amadouer leurs promises en colère, les deux héros,
Algernon et John, loin de chanter l’air d’opéra prescrit par le texte, se
sont mis à entonner un morceau des Beatles. Le jeune homme interprétant
l’amant de Gwendolen jouait lui-même de la guitare, ce qui a été du meilleur
effet, et a beaucoup séduit le public. Dans le même esprit, la victoire
ultime de l’amour, s’est vue célébrer au son d’un tango inattendu, danse de
pure invention qui ajoute encore à la modernité de cette agréable vision de l’Importance
d’être constant. |
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Une bien belle
représentation en somme… Il est à souhaiter que ce spectacle réussisse
désormais comme cela a été le cas pour la représentation à laquelle nous
avons assisté. Les acteurs de la compagnie l’Air de rien le méritent
amplement. Les spectateurs futurs aussi… |
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A la suite de la
représentation, lors d’un dîner improvisé et charmant, il nous a était donné
de rencontrer certains des acteurs, ainsi que la metteur en scène. Ils ont pu
par nous communiquer leurs impressions sur la pièce de Wilde et nous
expliquer les options qu’ils ont choisies afin de faire vivre ce
chef-d’œuvre. |
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Matthieu Langlois |
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C’est toujours un plaisir
de voir une jeune troupe reprendre « L’Importance d’être
Constant », généralement considérée comme la pièce la plus spirituelle
d’Oscar Wilde. La plus ébouriffante, la plus déjantée, la plus absurdement
drôle. Au Théâtre du Lucernaire, les jeunes acteurs dirigés par Astrid
Hauschild s’en emparent avec une fraîcheur tout à fait séduisante. Ils ont
taillé dans le texte, mais sans l’abîmer, en conservant, si j’ose dire
« la substantifique moelle » de l’étincelante prose wildienne. Transposée à l’époque
moderne, dans un décor dépouillé qui se permet un clin d’œil à Andy Warhol,
la pièce ne perd rien de son rythme et de son anticonformisme ravageur. Loin
des machineries à gros budget qui nous ont été présentées ces derniers temps,
la réalisation d’Astrid Hauschild (qui incarne aussi Cecily) est nerveuse,
dynamique et inventive. Boris Ravaine campe avec une folle décontraction un
Algernon désinvolte, oisif, et sûr de lui. Jean-Hugues Courtassol (Jack) lui renvoie habilement la balle dans
ce duel effervescent opposant deux gentlemen qui se disputent un prénom. Gwendolen
(Claire Chaussat) est épatante dans son numéro de jeune pimbêche chic et snob
à la poursuite de l’amour. En dépit de quelques faiblesses vénielles, toute
la troupe, emportée dans un tourbillon irrésistible qui finit par jeter les couples dans un tango brûlant (!!!)
donne à la pièce un charme acidulé qui s’épanouit à son aise dans une
atmosphère de délicieuse frivolité. Au Lucernaire, Oscar Wilde n’a jamais
paru si jeune ! |
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Danielle Guérin |
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