rue des beaux arts

 

      Numéro 17 : NOVEMBRE/DECEMBRE 2008

 

  §19.  Courrier des lecteurs

 

Nos lecteurs réagissent à notre dernier numéro…

 

L’anniversaire de l’Infante

“L’anniversaire de l’Infante” était le premier texte de Wilde publié en français. Mais qui était le traducteur ? C'était Stuart Merrill ?
Tine Englebert (Gand)

 

Réponse :
En effet, c'est bien Merrill qui a traduit  et publié l'Anniversaire de l'Infante en français,  dans Paris Illustré du 20 mars 1889, sous le titre L'Anniversaire de naissance de la Petite Princesse. Merrill devait aussi traduire le conte de Wilde Le Rossignol et la Rose en mars 1907 (« Vers et Prose »).

*

“Je voudrais dire combien j'ai pris plaisir à lire l'analyse de Deborah Bridle sur ‘L'anniversaire de l'Infante’! J'ai vraiment adoré son étude, très concise, très profonde ! Je l'ai  lue avec un intêret croissant, émue non seulement de la finesse de l'étude mais aussi du choix des mots et la maîtrise parfaite du sujet. Qu'elle en soit vivement remerciée! Du coup, je n'ai pu m'empêcher de ressortir l'ouvrage et de le relire.”

Victoria Cohen (Paris)

 

 

À propos de “L’Importance d’être Constant” au Théâtre de Lucernaire

 

Entendre la voix de Wilde au travers de ses métamorphoses est toujours un plaisir.

J’ai quelques réserves sur les options de mise-en-scène choisies -- même si j'ai beaucoup apprécié la façon dont Algernon se fait servir les petits sandwichs par Lane.

Evidemment, Lady Bracknell sera toujours Margaret Rutherford pour moi, mais le cadre choisi, parce qu'il est moins clairement victorien, rend le choix d'une aristocrate pincée et presque introvertie théoriquement acceptable.

J'ai trouve Gwendolen plus convaincante que ses partenaires.

Enfin, je pense que l'absence de public s'explique par le manque de proposition de lecture suffisamment affirmée et par le refus de s'inscrire dans l'interprétation traditionnelle en costumes.

Ces quelques remarques sont trop sombres car le spectacle me laisse un bien agréable souvenir.

Gilbert Pham-Thanh

 

Tout cela avait quelque chose d’insensé et de monstrueux. Se pouvait-il donc que fut inscrit au creux de sa main, en caractères qu’il ne pouvait lire mais qu’un autre savait déchiffrer, quelque effrayant péché secret, le signe rouge sang d’un crime ? N’y avait-il aucune échappatoire ? N’étions-nous rien de plus que des pions qui remuent sur un échiquier des puissances occultes, des vases que le potier façonne à sa guise, pour l’honneur ou la honte ?

                                                                                                                                        (Le crime de Lord Arthur Savile)

 

How mad and monstrous it all seemed! Could it be that written on his hand, in characters that he could not read himself, but that another could decipher, was some fearful secret of sin, some blood-red sign of crime? Was there no escape possible? Were we no better than chessmen, moved by an unseen power, vessels the potter fashions at his fancy, for honour or for shame?

                                                                                                                                      (Lord Arthur Savile’s Crime)

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