Numéro 11 : NOVEMBRE/DECEMBRE 2007

 

§18.  www.oscholars.com

 

www.oscholars.com abrite un groupe de journaux consacrés aux artistes fin-de-siècle.  Le rédacteur en chef en est D.C. Rose (Université d’Oxford).

 

THE OSCHOLARS est un journal international en ligne fin-de-siècle publié par D.C. Rose et son équipe des rédacteurs.  Consacré à Wilde et à ses cercles, il compte environ 1300 lecteurs à travers le monde dont un grand nombre d’universitaires. Les numéros de juin 2002 à octobre 2003, et d’octobre 2006 à janvier 2007 sont abrités par le site www.irishdiaspora.com, mais on a commencé leur transfert sur www.oscholars.com.  On pourra y trouver les numéros de juin 2001 à mai 2002 (archives), et tous les numéros réalisées depuis février 2007.  Vous y découvrirez une variété d’articles, de nouvelles et de critiques : bibliographies, chronologies, liens etc.  L’appendix ‘LIBRARY’ contient des articles republiés des journaux : on peut y trouver un article nouveau chaque semaine.

 

Shavings est un bulletin mensuel consacré à George Bernard Shaw.  La rédactrice associée est Barbara Pfeifer (Université de Vienne).  Le Numéro 25 (octobre 2007) est en ligne.

 

Nocturne est dédié à James McNeill Whistler.  Ce bulletin est mis à jour selon l’actualité des études ou expositions consacrés à cet artiste et à son cercle.  La rédactrice associée est Elaine Saniter (Université de Glasgow).

 

The Sibyl  (trimestriel, commencé au printemps 2007) explore le monde de Vernon Lee, écrivaine anglaise, née le 14 octobre 1856 au Château St Léonard, à Boulogne sur Mer; décédée à Florence, le 13 février 1935.  La rédactrice est Sophie Geoffroy (Université de La Réunion).

 

Moorings (trimestriel, commençant fin de juin 2007) est consacré au monde de George Moore, écrivain irlandais, bien lié avec beaucoup de gens du fin de siècle, soit à Londres, soit à Paris.  Le rédacteur est Mark Llewellyn (Université de Liverpool).

 

Toute notre famille de journaux est servie par un groupe de discussion, messages et autre correspondance.  Cliquez sur l’icone .

 

www.oscholars.com est édité par Steven Halliwell, The Rivendale Press, spécialiste de la fin-de-siècle.

 

 

The poor little Swallow grew colder and colder, but he would not leave the Prince, he loved him too well. He picked up crumbs outside the baker’s door where the baker was not looking, and tried to keep himself warm by flapping his wings.

But at last he knew that he was going to die. He had just strength to fly up to the Prince’s shoulder once more. ‘Good-bye, dear Prince!’ he murmured, ‘will you let me kiss your hand?’

‘I am glad that you are going to Egypt at last, little Swallow,’ said the Prince, ‘you have stayed too long here; but you must kiss me on the lips, for I love you.’

‘It is not to Egypt that I am going,’ said the Swallow. ‘I am going to the House of Death. Death is the brother of Sleep, is he not?’

The Happy Prince, ilustrated by M. Vydrová, (c) 2007And he kissed the Happy Prince on the lips, and fell down dead at his feet.

At that moment a curious crack sounded inside the statue, as if something had broken. The fact is that the leaden heart had snapped right in two.

                                                                                                           The Happy Prince

 

 

La pauvre petite Hirondelle eut de plus en plus froid, mais elle ne voulait pas quitter le Prince : elle l'aimait trop. Elle ramassait des miettes devant la porte de la boulangerie quand le boulanger ne regardait pas, et essayait de se réchauffer en battant des ailes.  Mais elle sut enfin qu'elle allait mourir. Elle eut juste assez de force pour voler encore une fois jusqu'à l'épaule du Prince.

"Au revoir, cher Prince, murmura-t-elle, voulez-vous me permettre de vous baiser la main?

- Je suis content que tu partes pour l'Egypte, petite Hirondelle, dit le Prince; tu es restée ici trop longtemps; mais il faut m'embrasser sur les lèvres car je t'aime.

-         Ce n'est pas en Egypte que je vais, dit l'Hirondelle. Je vais à la maison de la Mort. La Mort est la sur du Sommeil, n'est-ce pas ?"

Et elle baisa le Prince heureux sur les lèvres, et tomba morte à ses pieds.

Au même instant, un craquement bizarre retentit à l'intérieur de la statue, comme si quelque chose s'était brisé. En vérité, le cœur de plomb s'était cassé net en deux.

                                                                                                           Le Prince Heureux

 

retour à la table de matières  | retour à notre ‘home page’  | retour à la page centrale carn-l