Mise
en scène de Stanislas Nordey
Avec Valérie Lang, Sophie Mihran, Bruno Pesenti,Véronique
Nordey, Stanislas Nordey, Dimitrios Koundourakis
, Moanda Daddy Kamono.
L''Electre' que Hugo von Hofmannsthal conçoit à
l'aube du XXe siècle et qui servira ensuite de matériau premier à la
collaboration avec Richard Strauss est un
joyau de violence brute, noire et sans aucun doute l'une des réécritures les
plus toniques et décapantes des mythes anciens...
du
Théâtre de la Colline – rue
Malte-Brun - Paris
Bouvard et Pécuchet de
Gustave Flaubert
Bouvard et Pécuchet est le dernier roman, inachevé, de Flaubert. Michel
Tanner l’a adapté pour deux comédiens : Guy Pion et Jean-Marie Pétiniot.
Mise
en scène : Michel Tanner et Beatrix Ferauge
Distribution : Jean-Marie Pétiniot (Pécuchet), Guy Pion (Bouvard)
Costumes : Isabelle Chevalier - Décor : Vincent Lemaire - Éclairage : Guy
Simard - Musique : Eloi Baudimont
Production
: Théâtre de l’Éveil – le Manège Mons – Atelier Théâtre Jean Vilar – Fabrique
de Théâtre
de La Bouverie
Belgique
En
tournée : au Foyer culturel de Péruwelz les 27 et 28 février; à la Fabrique de
Théâtre de La Bouverie le 1er mars à
Mise en scène : Sébastien Azzopardi
Adaptation de Pierre Laville
"Meilleur Spectacle
Public"
"Meilleure Comédienne" Geneviève Casile
"Meilleure Comédienne Second
Rôle" Marie-France Santon
"Meilleur Comédien Second
Rôle" Jean-François Guilliet
The
Importance of Being Earnest
Le
week-end du 4 février a eu lieu à Paris une représentation de la très célèbre
pièce « The Importance of Being Earnest », que l'on doit à
l’inégalable dramaturge irlandais Oscar Wilde. Les étudiants de licence
d’anglais de l’UFR d’Angers ont eu la chance d’assister à cette pièce qui fut
jouée dans sa version originale, au théâtre parisien Sylvia Montfort.
Version
originale, certes, mais la pièce n'a pas été jouée dans son intégralité.
Messieurs et mesdames les puristes, vous pourriez alors déplorer les quelques
raccourcis effectués par le metteur en scène Lucille O’Flanagan. On pourrait
également reprocher l’interprétation du majordome Lane, proposé comme
personnage excentrique et féminin, éloignée du caractère très « British »
accordé au personnage dans le texte original.
En
outre, des jeux scéniques appuyés et une diction très prononcée ont ajouté un
aspect grotesque à une pièce construite sur un ton à la fois ironique et
subtil.
Quant
aux intermèdes filmés à la manière des années 20, ils donnaient du rythme et
clarifiaient davantage la compréhension du texte. Il est d’ailleurs regrettable
que ce souci de clarté ait relégué au second plan la subtilité poétique du
texte de Wilde. L’ensemble n’y perdait pourtant pas en comique.
Néanmoins,
il est possible de saluer l'originalité des choix scénographiques usant des
décors aux couleurs vives et à l’aspect plastique, lesquels ont trouvé leur
pleine justification grâce au jeu combiné des comédiens. De fait, chaque objet
fut utilisé plusieurs fois au cours de la pièce et, par un jeu de
superposition, le panneau central qui se trouvait en arrière de la scène s’est
dévoilé peu à peu, tout comme les personnages principaux Algernon et Jack. Tout
bon spectateur a également pu apprécier l’inclusion d’arts scéniques annexes à
la simple activité théâtrale. Les comédiens se prenaient alors au jeu d’une
courte démonstration de danse. Régalant l’ouïe et la vue, l’odorat ne restait
pas non plus en peine et le parfum des roses présentes sur scène a chatouillé
l’odorat d’un public aux sens charmés, à l’aide d’un vaporisateur que tenait
l’un des personnages. Ce parallélisme entre la psychologie des personnages et
l’utilisation des décors fut un thème constant tout au long de la
représentation.
Toutefois,
l’exagération du jeu des acteurs ainsi que le choix d’un univers enfantin et
tout en couleur comme cadre spatial répondait à l'exigence du metteur en scène
d'adapter cette pièce à un public scolaire.
Marie
– Olivier - Caroline
The Importance of
Being Earnest
Revue
Critique de D.C. Rose
(traduction Danielle Guérin)
Comment
met-on en scène à Paris la plus anglaise des pièces « The Importance of
being Earnest » ? La réponse semble être double, contenue dans deux
spectacles concomitants usant de techniques radicalement différentes. L’un,
présenté en français sous le titre « L ‘importance d’être
Constant » sous la direction de Pierre Laville, poursuit sa carrière
depuis plusieurs mois au Théâtre Antoine, eu plein cœur de Paris. L’autre, dans
une adaptation de Andrew Loudon et Emma Reeves, et mis en scène par Lucille O’Flanagan, a effectué une tournée provinciale en anglais avant
d’être montée à Paris au Théâtre Sylvia Montfort, dans le Xve arrondissement.
La Compagnie est la seule qui soit spécialisée dans le théâtre en anglais
puisque, à la différence de Vienne, Paris ne possède pas d’un Théâtre en
anglais permanent.
Pierre
Laville bénéficie de bien des avantages : un théâtre prospère, des acteurs
renommés (l’un des principaux rôles étant au même moment le héros d’une série
télévisée à succès, l’autre poursuivant une carrière cinématographique
prometteuse), sans oublier une campagne publicitaire massive dans les médias.
Lucille
O’Flanagan, en revanche, part avec un lourd handicap : jouer en anglais
dans un pays connu pour sa résistance à la langue de Shakespeare, ceux-là mêmes
qui sont capables de s’exprimer très honorablement en anglais préférant souvent
s’en abstenir. Une mince concession est accordée au public français :
l’existence de surtitres – mais ils sont en anglais. Ce qui contraint les
acteurs (tous anglais, bien que vivant en France) à une élocution lente et
intelligible, avec une gestuelle à l’appui, dans une pièce où le rythme et la
rapidité sont tout. O’Flanagan a découvert un dispositif ingénieux : elle
met la pièce en scène comme s’il s’agissait d’un film muet. Et il arrive, en
effet, que ce soit réellement un film muet. Des scènes en noir en blanc sont
projetées sur un écran en arrière-plan à une vitesse légèrement accélérée,
accompagnées d’une musique tintinnabulante au piano. A un moment donné, Jack et
Algy portent des chapeaux melon et Algy (Barnaby Apps) nous gratifie d’une imitation crédible
de Stan Laurel. Ce parti-pris de mise-en-scène a pour effet de transformer les surtitres en
légende du muet, tandis que l’irruption occasionnelle d’un charleston nous
rappelle que nous sommes en présence d’une pièce libérée des conventions
dramatiques d’un Pinero ou d’un Shaw. Tout cela marche à merveille, le public
saisissant visiblement très bien les références.
Naturellement,
ces astuces prolongent la pièce qui, du coup, se trouve amputée de plusieurs
lignes et même de scènes entières. On se passe d’entracte (ce qui, toutefois,
n’est pas rare en France). C’est du Wilde à l’état brut – non pas le Wilde du
West-End – mais L’Importance tel que
Xavier Leret ou Jude Kelly la reconnaitraient.
Certains des acteurs semblent un
peu maladroits - en particulier Chasuble, dont la décrépitude est outrée - et on sent qu’une scène plus petite aurait
favorisé l’échance entre les membres de la troupe. Mais Ginnie Watson est une
Gwendolen sophistiquée et Elisabeth Ingham incarne en Cecily une véritable
ingénue. Lane s’est métamorphosé en une servante assez souillon, Merriman se
cache derrière une barbe remarquable, fausse de toute évidence, et Miss Prism
est (on pourrait presque ajouter « naturellement » dans le contexte
actuel) un homme en travesti, mais la
référence est ici un personnage de pantomime, sans aucun sous-texte gay.
Michael Rickwood, dont la ressemblance avec Anthony Eden est remarquable, est
un Jack plein d’assurance, surpassant en cela Frédéric Diefenthal qui, au
Théâtre Antoine, ne parvient jamais à offrir l’image crédible d’un gentleman
farmer anglais. Rickwood a le chic pour agrandir mélodramatiquement ses yeux,
soulignant ainsi très efficacement l’artifice contenu dans le jeu du film muet.
Lady Bracknell (Sophie Nahmias) joue la Gorgone avec l’emphase appropriée et un
profil digne de Beardsley.
Neuf
personnages. Cinq acteurs. On se souviendra que Méliès inventa le truquage
cinématographique à Paris.
Note :
Quoique le spectacle puisse rivaliser avec d’autres productions traditionnelles,
il est plus particulièrement destiné aux étudiants. Un important matériel est
disponible à cette adresse : http://theatre.anglais.free.fr (pas de www).
Mise en scène : Lucille
O’Flanaghan
Régisseur et éclairagiste :
Noëlle Burr
Adaptation : Andrew Loudon et
Emma Reeves
Vidéaste ; Chris Mack
Décors : Andréa Bujdoso
Assistants à la mise en scène ;
Karina Rinaldi et Thiphaine Lievois
Son : Jacques Cassard
D.C Rose est l’éditeur du journal en
ligne des études Wildiennes THE OSCHOLARS. Il fut critique de théâtre pour la
station de radio Dublinoise Anna Livia FM. Il vit maintenant à Paris.
Cette critique a été écrite en
anglais pour Theatreworld.
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